«
En France, on fait encore très peu
d’illustration par rapport aux pays anglo-saxons », expose Véronique
Leblanc, responsable de l’achat d’art chez Mc Cann. « Les Anglais communiquent par l’illustration, car ils y sont fortement
habitués, cela fait partie de leur culture. Chez nous, c’est rarement un choix créatif et artistique, mais souvent un
choix par défaut donc, pour moi, un non choix.
Parce qu’on n’avait pas le temps de faire une photo, parce que c’était
trop cher…. Ainsi, sur la campagne Mastercard, même si le client a
adoré le
traité de Christophe (Rambaux, DA chez McCann) sur les maquettes crayonnées et
a voulu que ce soit lui qui fasse les illustrations alors que nous avions
proposé plusieurs dossiers, on n’avait pas suffisamment de délais pour faire
des photos. Il aurait fallu les faire à l’arrache, avec seulement 4 jours pour
faire 7 visuels et plein de comédiens à trouver. On ne fait pas une production
de qualité dans ces conditions-là ! »
Les restrictions de budget peuvent
favoriser l’illustration
Et Véronique
Leblanc de conclure : « Vus les
délais de plus en plus serrés et les restrictions de production de plus en plus
importantes que nous avons sur chaque budget, l’illustration peut être amenée à
se développer. Cela peut être une solution économique dès que l’on doit mettre
en scène un personnage, car on évite alors les droits et les honoraires du
comédien ». Mais, on aura compris que pour elle, ce n’est pas une
bonne raison de préférer l’illustration…
Lire l'article : Christophe Rambaux : « L’illustration permet de faire passer un sourire »